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Tatyana Vasilievna Ígosheva — docteur en philologie, professeur. Domaine d’intérêt scientifique: histoire de la poésie russe du XXe siècle. Pendant de nombreuses années, il a étudié les travaux de A. A. Blok, Vyach. Ivanova, A. A. Akhmatova, O. E. Mandelstam, N. A. Zabolotsky, etc. L’auteur de la monographie «les premiers textes de A. A. Blok (1898-1904), poétique du symbolisme religieux» (Moscou, 2013); l’un des auteurs-compilateurs de l’anthologie «N. A. Zabolotsky: Pro et contra» (Saint-Pétersbourg, 2010). Auteur de deux manuels scolaires et plus de soixante-dix articles scientifiques. Employé de L’Institut de littérature russe maison Pouchkine (s-Pb), Département de littérature contemporaine.

 

 

 

L’image poétique du monde d’Oleg Okhapkin est ambivalente. La perception adéquate de sa poésie lyrique est impossible sans en tenir compte. Cette ambivalence se forme chez le poète à la suite de sa double vision. D’une part, le poète révèle la réalité sous ses formes purement terrestres, d’autre part, « guornij anguelov polet » (le vol céleste des anges) lui est ouvert, si vous vous rappelez de cette expression de Pouchkine. Par exemple : « Zlatye anguel’skie guorny / Dostupny slukhu moemu » (les clairons d’anges d’or sont perceptible à mes oreilles) du poème « Les voies invisibles ».

D’un point de vue stylistique, cette double unité s’exprime dans une combinaison paradoxale des styles « élevé » et « bas » dans le cadre d’une même œuvre, à la source de laquelle se trouve G. R. Derjavine dans l’histoire du vers russe. Dans la seconde moitié du XXe siècle, Venedikt Erofeïev apparaît à cet égard comme un phénomène littéraire typologiquement proche.
Cela ne fait aucun doute que l’attitude profondément religieuse d’Okhapkin à l’égard du monde est l’essence de l’ambivalence de son monde poétique. C’est la conscience religieuse qui marque les styles « bas » et « élevé » comme des structures d’existence qui se croisent et construit leur hiérarchie verticale sacrée.

Outre la verticale hiérarchique, la conscience religieuse du poète marque des relations hiérarchiques qui s’étendent, pour ainsi dire, en profondeur du système de coordonnées spatiales. Nous parlons d’une vision poétique très spéciale, réalisée dans le monde artistique d’Oleg Okhapkin.

En général, dans ses poèmes, Okhapkin préfère « voir », bien moins entendre, palper ou sentir. Il n’est pas étonnant que la plupart de ses images soient visuelles. Sa vision poétique est plus active que les autres organes de sens. Cela se voit clairement, par exemple, dans ses poèmes paysagers. Par ailleurs, nous devons préciser que l’image des yeux, de l’organe de vision, est généralement importante dans le monde poétique d’Okhapkin. Le spectre fonctionnel des yeux y est très diversifié. Parfois, les yeux sont un miroir réfléchissant le monde extérieur :

Dans les yeux, le balancement des arbres,
Et le penchant humide du ciel,
Et la corniche pleureuse
Est plus inattendue que toutes les prières.
(« Je crois au salut … »)

В глазах – дерев качанье
И влажный неба свис,
И всех молитв нечаянней
Заплаканный карниз.
(«Я верую в спасение…»)
Ou :
Derrière la fenêtre, tout est jaune parce que le soleil se couche,
Et dans tes yeux, le soir approche.
(« Adieu »)

За окном от заката желтит,
И в глазах у тебя вечереет.
(Прощание)

Parfois les yeux sont l’accessoire des images naturelles, provenant du monde extérieur :

Nous avons été comparés par les lanternes dans le noir,
Ainsi qu’un regard oblique de la flaque d’eau de rencontre.
(« Nous traversions la ville à travers un rêve … »)

Нас фонари впотьмах сличали
И встречной лужи взгляд косой.
(«Мы шли по городу сквозь сон…»)

Et parfois, les yeux sont ressentis comme une barrière métaphysique entre le monde physique et le monde spirituel, ce que nous verrons plus loin.

La hiérarchie « en profondeur », dont il est question, se manifeste dans le fait que le poète a une capacité poétique bien développée pour percevoir le monde invisible à travers du visible, du monde spirituel à travers du matériel. La coque matérielle semble devenir transparente à son regard spirituel. Comme si elle passe à la radiographie. On peut dire que le principe de transparence est l’une des conditions essentielles de perception de l’existence par Oleg Okhapkin et de l’organisation de son monde artistique. Mais sa radiographie poétique ne révèle pas le squelette d’une personne ou du monde mais sa substance spirituelle, son âme.

Par exemple, dans le poème « La veilleuse », disant « dusha moja – svjashchennaja lampada … » (mon âme est une veilleuse sacrée), à travers des formes corporelles, une vision de l’âme lui est perceptible :

Mon âme est une veilleuse sacrée,
Elle brûle avec un feu clair et limpide.
Elle est limpide, où que je tombe,
Et le corps est en verre transparent.

Душа моя – священная лампада.
Она горит и ясно и светло.
Она светла, куда бы я ни падай,
И тело ей – прозрачное стекло.

Pour autant que je sache, aucun des poètes n’a appelé la corporéité humaine « un verre transparent ». Mais pour Okhapkin, c’est une propriété organique de sa vision : il voit à travers le monde corporel comme à travers un verre transparent. Ce qu’il dit plus loin dans le poème cité :

Et je suis tout ouvert devant le Seigneur
Par la silence, l’attention et le jeûne.

И весь я перед Господом сквозной –
Молчанием, вниманьем и говеньем.

Dans un autre poème intitulé aussi « La veilleuse », disant «Dusha – sosud ognja i sveta … » (l’âme est un vaisseau de feu et de lumière), il dit sur l’âme :

Qui dit qu’elle est invisible ?
Je la vois tous les jours.

Кто говорит – она незрима?
Её я вижу каждый день.

L’âme se fait sentir à travers les vers du poète : « Ona vidna v stikhakh poeta, / Pokuda plamen’ ne potukh » (elle est visible dans les vers du poète, tant que la flamme ne s’éteint pas). À travers les yeux d’une personne aimée : « Ona vidna v glazakh ljubovi » (elle est visible dans les yeux de l’amour), etc.

La présence mystérieuse de l’âme dans le corps humain, invisible à la vision physique ordinaire, s’avère être perceptible à la vision métaphysique et spirituelle du sujet lyrique de nombreux poèmes d’Okhapkin.
Un motif distinct dans les œuvres d’Okhapkin est lié à la communication d’une forte sensation de la présence des créatures du monde invisible dans le monde visible. Dans le poème « Na litse tvojom prekrasnom … » (sur ton beau visage) il dit :

Comme si quelqu’un, caché à la vue,
Soupira après mon âme …

Будто кто от взора скрытый
Над душой моей вздохнул…

Ou :
Et dans ce silence et cette veille à deux,
Il y a le balancement de la tempête de neige à perte de vue,
Le balancement des frégates des lanternes de nuit
Et des ailes invisibles à côté de nos portes.
(« Cette nuit-là »)

И в этом молчанье и бденье вдвоём —
Качанье метели во весь окоём,
Качанье фрегатов ночных фонарей
И крыльев незримых у наших дверей.
(В ту ночь)

Ce motif se développe vers la manifestation, la clarification d’un être auparavant invisible du monde invisible. Dans le poème « Contemplation » :

Et ton Seigneur, auparavant invisible,
Nous regarde, et je l’aime.

И твой Господь, незримый до того,
Глядит на нас, и я люблю Его.

C’est-à-dire que chez le poète, les formes d’être visibles et invisibles à la vision ordinaire acquierent une qualité différente : un monde corporel visible et un monde métaphysique invisible qui pénètre à travers les formes matérielles de l’existence. Par conséquent, la catégorie de visibilité/invisibilité est l’un des éléments importants du principe de « transparence » dans le monde poétique d’Oleg Okhapkin (vous pouvez vous en rappeler, par exemple, dans le poème « Les voies invisibles » de 1972).

Okhapkin, pour ainsi dire, cherche à transformer sa vision physique en vision spirituelle, capable de voir à travers des choses. Mais pour cela, la chair du monde devait devenir en quelque manière transparente pour les yeux du poète et révéler en même temps les couches plus profondes, métaphysiques de la réalité. En un tel cas, l’invisible devient visible. Ou, comme l’a dit Okhapkin à propos de l’un de ces moments : « zavesa zrenija upala » (le rideau de la vision est tombé; « Avant un poème »).

En général, Lermontov a démontré pour la première fois que la vision poétique était capable de transformer l’invisible en visible. Ce principe de la vision poétique est devenu entièrement formalisé chez les symbolistes russes et, plus clairement, chez Blok.

Dans la deuxième section d’un article sur les œuvres de Viatcheslav Ivanov, intitulée « Des «Étoiles polaires» à la «Transparence» » (1905), Blok a écrit : « La «Transparence» est un symbole, ce qui ajoure le «voile de Māyā» ». Derrière le voile, le monde s’ouvre d’une seule pièce. Dans cela, le valeur du « paysage » permanent qui est visible dans les cadres étroits des fenêtres ou dans les dos de madones de la Renaissance. La « Madone » Lisa del Giocondo de da Vinci, dont « le sourire montre la transparence », ouvre devant nous le monde derrière un voile aérien des yeux. Peut-être, le « paysage » ne se remarque que sur les côtés de la figure seulement par les conditions de la « technique » de la peinture : il doit également briller à travers le sourire, se révélant comme la diversité du monde entier » (Blok 8: 5, 16). Comme nous le rappelle Sergueï Soloviov en 1911, Blok lui montrait « le fond de Leonardo, ces lointaines rocheuses », et disait : « Tout cela, c’est elle, ça brille à travers son visage » .

Dans le poème « La vision de Blok », Okhapkin a souligné précisément cette capacité de Blok de voir à travers : à travers l’espace, à travers la coque corporelle du monde, à travers le temps. Permettez-moi de vous rappeler ce poème :

Qu’est-ce qu’a vu Blok, le clair chevalier porte-glaive,
Ce paladin triste de la Belle Dame? –
Sur les rideaux de fond du mélodrame bureaucratique,
Les histoires du loubok d’argent.

Mépriser le lointain peint —
C’est la vertu notoire de Don Quichotte.
Est-ce que le hoquet qui précède la mort du chevalier
Nous permet de mépriser la cuirasse ?

Qu’y a-t-il plus vulnérable qu’un cuirassier en route,
Quand les troupeaux de dinosaures de fer
Ont tellement bouleversé la petite tremblaie de ses lauriers verts
Qu’on ne trouve pas les feuilles !

Ce preux errant a vu
La vue d’automne des plaines sans espoir,
Et au crépuscule, il a rêvé
Des visions des argiles fossiles.

Il s’attendait à l’arrivée des bateaux.
Mais qu’est-ce qui est apparu à l’œil sombre ? –
Il a vu dans l’obscurité à Tsushima
L’Aurora déjà armée.

Что видел светлый меченосец Блок,
Печальный паладин Прекрасной Дамы? —
На задниках казённой мелодрамы
Истории серебряный лубок.

Рисованные дали презирать —
Заведомая доблесть Дон-Кихота.
Иль рыцаря предсмертная икота
Нам позволяет латы презирать?

Что беззащитней латника в пути,
Когда стада железных динозавров
Осинничек его зелёных лавров
Так потрясли, что листьев не найти!

Осенний вид безвыходных равнин
Увидел этот странствующий витязь,
И в сумерках пришли к нему, привидясь,
Виденья ископаемые глин.

Прибытья кораблей он ожидал.
Но что предстало сумрачному взору? —
Он затемно в Цусиме увидал
Уже вооружённую «Аврору».

Okhapkin transforme cette capacité de voir à travers en un principe de sa vision poétique. Selon Blok, l’artiste est le seul capable de voir « non seulement le premier plan du monde, mais aussi ce qui est caché derrière lui, cette distance inconnue, obscurcie pour une vision ordinaire par une réalité naïve » (Blok 8: 5, 418).
L’une des motives lyriques d’Okhapkin décrit la façon dans laquelle l’âme, avec sa lumière, son feu, son énergie, illumine l’écorce corporel d’un homme et la rend transparente. Ainsi, dans le poème « Et le cœur s’est calmé. L’espoir » il dit : « I ljudi prosvetljajutsja nevol’no … » (et les gens s’éclairent involontairement). L’âme est souvent visible à travers les yeux d’une personne :
Ton âme brille dans tes yeux …
Твоя душа в глазах сияет…

Ou les vers déjà cités, à propos de l’âme :

Elle est visible dans les yeux de l’amour …
Она видна в глазах любови…

Dans le monde poétique d’Okhapkin, le principe de transparence est particulièrement important lorsqu’il crée la structure d’une image féminine. L’apparence d’une femme est un masque :

Ça me fait une belle jambe si c’est ton masque,
Comme tout ce que l’homme apprécie dans l’amour,
Comme tout ce qu’un type sait sur une femelle,
Est seulement un sketch salé, une anecdote, un spectacle !
(« Postface »)

Что мне в том, если эта твоя личина,
Как бы всё, что ценит в любви мужчина,
Как бы всё, что знает о бабе хахаль, —
Лишь солёный скетч, анекдот, спектакль!
(Послесловие)

En fait, il s’agit d’une variation du célèbre poème de Lermontov « Iz-pod tainstvennoj kholodnoj polumaski … » (de dessous un mystérieux demi-masque froid). C’est Lermontov qui a formé pour la première fois dans la poésie russe un modèle complexe de l’image féminine, dans lequel plusieurs couches se superposent. La première couche est le demi-masque du bal masqué, la seconde contient les caractéristiques qui ne sont pas masquées par cela (« yeux captivants », « lèvres fourbes », « joues vierges », « blancheur du cou », « boucle capricieuse »). La troisième couche est complétée par des « signes légers » dans l’imaginaire du sujet lyrique et transformée à l’image d’une beauté idéale.

La stratégie du comportement du sujet lyrique dans les poèmes d’Oleg Okhapkin ressemble à celle du sujet de Lermontov, dont le regard tend à rechercher « l’autre » dans la coque féminine :

Dans tes traits, je recherche d’autres traits …
(« Non, ce n’est pas toi que j’aime si passionnément … »)

В твоих чертах ищу черты другие…
(«Нет, не тебя так пылко я люблю…»)

Ainsi, à travers le « masque » de l’apparence féminine, conçu comme un masque de théâtre afin de participer à une performance sensuelle, un spectacle s’adressant à « l’homme », « le type », le sujet lyrique d’Okhapkin, l’essence métaphysique supérieure de la femme est visible :

Là, comme à la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev,
S’établie pour toujours,
Tu es avec moi en moi seule,
Comme un rayon de soleil en saphir,
Tout étant visible à l’âme.
(« Possession du nom »)

Там, как в Киевской Софии,
Навсегда утверждена,
Ты со мной во мне одна,
Будто солнца луч в сапфире,
Вся насквозь душе видна.
(Владение именем)

Peut-être cela est plus clairement exprimé dans le poème « Kogda gljadel ja na tebja … » (quand je t’ai regardé) qui commence par le motif d’un regard qui ne vise pas le « masque » mais le traverse :

* * *
Quand je te regardait
Et tu es, comme dans un kiot, devant moi
Silencieuse, tripotant un livre,
Le ciel doré scintillait.

Là, il y avait des vêpres de nuages,
Et on les entendait à travers les fenêtres
Les poèmes chantées par une voix sourde,
Et le soleil brûlait ton boucle rouge.

Et tu étais traversée
Par la prière du soir de printemps.
Et un arbre faisait irruption aux fenêtres,
Et là, la bataille battait son plein parmi les branches.

Et dans tes bras le coucher du soleil
Brûlait de fond en comble, plus jaune d’un bout de chandelle,
Et la pente de l’épaule était tellement oblique,
Comme si tu étais une arche ouverte.

Puis j’ai commencé à regarder
Tes traits, ton visage vivant,
Et quelqu’un nous a feuilletés,
Comme le vent feuilletait des branches au-dessus de la terre.

Et je me souviens d’une chose :
Ta joue cherchait un rendez-vous,
Le buste s’inclinait, les épaules priaient,
Un arbre faisait irruption à la fenêtre.

* * *
Когда глядел я на тебя
И предо мной ты, как в киоте,
Молчала, книгу теребя,
Мерцало небо в позолоте.

Там шла вечерня облаков,
И доносилось из-за окон
Глухое пение стихов,
И солнце жгло твой рыжий локон.

И всю тебя прошла насквозь
Весны вечерняя молитва.
А в окна дерево рвалось,
И там в ветвях кипела битва.

А на руках твоих закат
Сгорал дотла, желтей огарка,
И скат плеча был так покат,
Как будто ты — сквозная арка.

Тогда я вглядываться стал
В твои черты, в лицо живое,
И кто-то нас перелистал,
Как ветер ветви над землёю.

И мне запомнилось одно:
Твоя щека искала встречи,
Клонилась грудь, молились плечи,
Ломилось дерево в окно.

L’image féminine de ce poème est adaptée au modèle de la Mère de Dieu. Ceci est démontré par la comparaison « comme dans un kiot », la pose de la Mère de Dieu propre à l’iconographie de l’Annonciation :

Silencieuse, tripotant un livre,
Le ciel doré scintillait…

Молчала, книгу теребя,
Мерцало небо в позолоте…

Le principe de transparence est très prononcé ici. L’héroïne n’est pas tant un fait physique qu’un fait de réalité spirituelle. À travers elle, comme à travers Mona Lisa (dans l’interprétation de Blok), le paysage est visible. Ce n’est pas un hasard si les mots avec le radical « skvoz’ » (à travers) sont soulignés ici :Et tu étais traversée/ Par la prière du soir de printemps ( «И всю тебя прошла насквозь / Весны вечерняя молитва»);Et la pente de l’épaule était tellement oblique,/
Comme si tu étais une arche ouverte. («И скат плеча был так покат, / Как будто ты — сквозная арка»). À travers cette arche de l’épaule oblique, on peut voir le paysage spiritualisé.

Le sujet lyrique est affirmé ici poétiquement comme le possesseur de la « double vision », capable de voir à la fois le monde des phénomènes qui possède l’apparence physique d’une femme et le monde supérieur des essences qui est visible à travers cela. Ce n’est pas un hasard si l’image féminine est accompagnée ici des images lumineuses. Le principe de transparence peut fonctionner non seulement à cause de l’orientation de la vision spirituelle du sujet lyrique d’Okhapkin, mais également à cause de la présence d’une énergie spirituelle, d’une lumière spirituelle, qui éclairent la densité du monde matériel d’un autre côté.

Pour résumer, nous pouvons dire que les poèmes d’Oleg Okhapkin sont un effort spirituel particulier pour rendre le monde physique dense « transparent » et, par conséquent, pour voir et transmettre dans le mot sa véritable essence métaphysique, une beauté fragile et insaisissable, enracinée dans la composition spirituelle de l’être.

 

Photo sur l’économiseur d’écran Vitaliy Afanasyev

 

 

© Tatyana Igosheva
© «Okhapkin readings» almanaс № 1, 2015
© «Russian culture», 2019
© Traduction/Englica LLC, 2019